Depuis le 1er novembre et jusqu'au 16 mars prochain,les expulsions sont suspendues,quelques petits mois de répit pour de nombreuses familles ouvrières.
L'importande de cette "trève hivernale" pour un nombre toujours plus grand de foyers souligne à quel point se loger est devenu une bataille de tous les jours.
On ne s'étonne plus que parmi les 100 000 personnes qui vivent dans la rue,30 000 aient un emploi et 40 000 pitent à l' ANPE,donc recherchent activement du travail. Un des signes les plus frappants de la pauvreté qui recommence à augmenter,dans un pays qui s'enrichit.
Plus de 7 millions de salariés perçoivent un revenu mensuel inférieur à 722 euros par mois et se trouvent dans l'incapacité de se nourir, de se loger ou de s'habiller décemment,de meme que leur famille.
Alors que les salaires sont bloqués,les prix augmentent
C'est désormais le quotidien pour la plupart d'entre nous:les fins de mois commencent le 15.
La vérité des prix est plutot du coté des licenciements qui s'accélèrent à nouveau.
Voila pourquoi le MEDEF veut en finir avec les CDI:pour licencier encore plus facilement.En dix ans,l'intérim a augmenté de 130%,le nombre de CDD de 60% et les CDIde...2%! Les patrons n'y seraient pas parvenus sans l'aide des différents gouvernements qui ont rivalisé pour inventer de nouveaux contrats précaires.
L'aggravation de la pauvreté a un pendant:l'accroissement des profits.Toutes les mesures prises par les gouvernements de droite comme de gauche,l'ont été dans l'intéret des plus riches et des exploiteurs.
Ceux qu'ils appauvrissent,ceux qu'ils méprisent,sont pourtant ceux qui produisent toutes les richesses du pays. C'est pourquoi le patronat n'a jamais tant à perdre que lorsqu'éclate la colère de ceux qu'il exploite.
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