Il y a bientot un an,deux jeunes de Clichy-sous-Bois,mourraient électrocutés dans un tranformateur ou ils avaient cru pouvoir se réfugier pour fuir la police.Médias et hommes politiques semblent attendre fébrilement ce triste anniversaire,puisque c'est cet évènement qui a mis le feu aux banlieues en novembre dernier.Les agressions à l'encontre des forces de police dans les cités dites "sensibles" font sans cesse l'actualité,et Sarko monte au créneau pour menacer de cour d'assises"toute personne qui s'en prendra à un gendarme,un policier ou un pompier". Il se garde bien de préciser de quelle sorte d'agression il s'agit:un refus de se voir interpellé,une échauffourée en manifestation?
Il y a un an,l'attitude provocatrice de Sarko n'avait fait que jeter de l'huile sur le feu,en traitant les jeunes de "racailles" et en prétendant"nettoyer leurs cités au karcher". En intervenant continuellement sur le terrain sécuritaire,il poursuit sa démagogie pour séduire l'électorat le plus réactionnaire,celui qui serait tenté par le vote Le Pen.
Le risque d'explosion est belet bien là.Dans les banlieues,rien n'a changé depuis l'an dernier.Les jeunes continuent d'etre revoltés par le racisme qu'ils subissent quand ils recherchent un emploi,ou lors des controles d'identité qui peuvent avoir lieu plusieurs fois par jour,de la part d'une police hostile et méprisante.Dans ces quartiers il y a de quoi etre révolté par ce cadre de vie.Cette situation est la conséquence de ce système social qui fait s'enrichir de plus en plus les riches pendant que les travailleurs eux s'appauvrissent,ainsi que de la politique menée depuis des années par les partis de droite et de la gauche gouvernementale.Car ils ont laissé ces quartiers se dégrader et permis le développement du chomage et de la précarité,pendant qu'ils distribuaient par molliards des aides au patronat pour continuer à supprimer des emplois.Le chomage dans les cités,les prive d'avenir,quels que soient leurs diplomes.Face à cette absence d'espoir,l'école perd son sens pour nombre d'entre eux.Quand ils réussissent à décrocher un emploi,c'est un stage ou un contrat d'intérim.C'est bien là le fond du problème.Et c'est pour cela que quand elle explose leur colère est aveugle.Ces jeunes n'ont pas le sentiment d'appartenir au monde du travail.Sans cesse un pier dedans,un pied dehors,ils s'en sentent exclus.Leur sentiment de révolté est légitime,mais ils ne voient pas au-delà de leurs réactions aux provocations policières.
Nous seuls,les travailleurs et tous ceux qui en ont ras le bol de cette société pourrions leur donner une perspective.C'est en entamant une lutte d'ensemble que nous pourrions les toucher dans leur colère et les associer à un autre avenir que de bruler les voitures de leurs voisins.Car ces problèmes sociaux dont ils sont victimes,ce sont aussi les notres.C'est toute la classe ouvrière qui subit la dégradation de sa vie quotidienne,logement,précarité,salaires.Quand les cités s'embrasent,gouvernement et patronat sont à l'abri.Ils ne le seraint pas d'un mouvement de colère de l'ensemble des salariés et de la jeunesse comme en mai 68 ou en juin 36,alors on s'y met tous?
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